Garder l’amour, balancer tout le reste

plage

 

Depuis que j’ai un enfant, je m’interroge régulièrement sur ce que je lui transmets consciemment ou non, et ce qu’il en restera – ou pas. 

 

Lorsque mon fils avait été baptisé civilement à l’occasion de ses un an, j’avais dit ceci :
« Ce que l’on a envie de transmettre à cet enfant, ce n’est pas en premier la sagesse et l’obéissance. Ce sera, c’est tout d’abord la confiance en lui et en ceux qui l’entourent, et la certitude que l’amour qu’on lui porte est absolument inconditionnel. Viennent ensuite la fierté de ce qu’il est mais aussi de ce qu’il pense, l’honnêteté de conserver intact son sens critique, le pouvoir de s’indigner, le courage de défendre ses convictions, l’envie et la force de vivre sa vie fidèle à lui-même. »

 

Mon père me parlait récemment d’un couple de ses amis, chrétiens très pratiquants dont deux enfants pourraient sembler à première vue s’être éloignés de l’éducation spirituelle reçue : l’aînée s’est mariée au cours d’une cérémonie non religieuse, et l’un des fils est bouddhiste. Or à travers leurs parcours, leurs discours, leurs façons de vivre, ces deux enfants semblent à leurs parents encore très empreints de l’éducation reçue : « ils ont tout gardé sauf « dieu » en disait-on.

J’aime bien ce concept.

 

Quand je réfléchis et compare ce que je suis aujourd’hui à l’éducation que j’ai reçue, je me dis que j’ai essentiellement gardé l’amour. Celui qui pour moi est ou devrait être au coeur de toute religion ou pratique spirituelle.

Il me semble que moi aussi j’ai « tout gardé sauf dieu » voire tout gardé mais pas le même dieu. Celui de mon enfance je le voyais comme un vieux monsieur, moitié-père-de-jésus-et-moitié père-noël, gentil mais un peu impressionnant d’après le corpus étudié. Celui de mon adolescence était ennuyeux comme tout, d’ailleurs je n’y croyais plus, je ne croyais en rien et surtout pas en moi.

Celui d’aujourd’hui pour moi correspond plutôt à ce que certains appellent l’Univers, et à ce qui pourrait être une matière composée purement et seulement d’amour.

Je crois que c’est cela que j’ai envie de transmettre à mon fils : la conscience qu’il y autre chose, au-delà de nous. Transmettre la possibilité de l’amour omniprésent.

 

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