J’ai arrêté de fumer, en une phrase

quitsmoking

J’ai arrêté de fumer très facilement et très certainement pour toujours. Ça a été tellement simple que ça ne fera probablement pas de moi la prochaine Allen Carr mais peut-être que cela pourra vous inspirer, dans ce domaine ou face à d’autres mauvaises habitudes.

 

J’avais été fumeuse modérée et intermittente depuis la fin de mon adolescence, soit une douzaine quinzaine d’années. Fumeuse au lycée et à la fac, un petit peu, jamais chez moi, puis j’ai arrêté, repris avec certains boulots si mes collègues fumaient, cessé durablement lorsque j’attendais mon premier enfant, repris ensuite sans vraie dépendance (pas de tabac à la maison, le week-end ou en vacances). Une mauvaise habitude régulière à défaut de quotidienne.

Je n’ai jamais fumé assez pour craindre réellement de nuire à ma santé. Je ne me sentais pas très interpellée par les campagnes de sensibilisation, mais davantage par la vision angoissante de la peau moche des vieilles fumeuses. Je trouvais surtout contradictoire et stupide de vivre bio et à peu près sainement sauf en ce domaine.

 

Il y a quelques semaines je suis tombée sur une réflexion de blog relative à la rigueur que l’on met – ou pas- à s’astreindre à certaines choses. Parfois nous sommes très intransigeants et durs avec nous-mêmes, à d’autres moments ou dans d’autres circonstances bien trop coulants. J’ai l’impression de me situer globalement de ce dernier côté. J’ai du mal à m’astreindre à, je n’aime pas ça. Mon unique tentative de « cure de jus » un été s’est terminée très rapidement dans les galettes bretonnes, parce que ça ne me plaisait pas et que j’en avais marre. En y réfléchissant, j’ai réalisé que je négocie beaucoup avec moi-même, dans pas mal de domaines… et que pour le tabac il était temps de prendre une décision ferme.

 

J’ai arrêté de fumer en disant à voix haute : je vais cesser de fumer et ce n’est pas négociable avec moi-même. J’ai fini mon paquet les jours suivants en ayant conscience de fumer mes dernières cigarettes : un mercredi la dernière clope du soir (un rituel partagé particulier), puis les dernières cigarettes à la Région les jeudi et vendredi. Je me suis réveillée le samedi matin en répétant « je ne fume plus et ce n’est pas négociable avec moi-même ». C’était facile, je ne fume pas le week-end. C’était une belle symbolique, le jour de l’anniversaire de mon petit garçon.

Depuis c’est fini. J’ai été tentée trois fois exactement de me dire « bon là peut-être que exceptionnellement je pourrais… » mais la petite phrase magique a suffi. J’avais pensé l’afficher chez moi, sur des post-its, ou la mettre en fond d’écran mais ça n’a pas été nécessaire.

 

Ce n’est pas une grande victoire suite à de longues luttes, ce n’est pas non plus avec l’argent du tabac que je vais m’offrir un it-bag ou un tour du monde, mais c’est une grande satisfaction. Je crois qu’avec de la volonté on peut transformer sa vie. Je crois aussi que l’on peut décider de ne plus négocier avec soi-même, de ne plus constamment se trouver des excuses ou s’autoriser des exceptions fréquentes.

 

On peut avoir besoin d’arrêter le sucre, le gluten, ou les toquards. Ou bien de commencer le footing ou la gentillesse. On peut supprimer des mauvaises habitudes et en démarrer des bonnes.

Moi j’ai arrêté le tabac il y a 40 jours, ça n’a pas dû me manquer plus de 40 secondes en cumulé depuis. Ça m’aurait semblé impossible si je n’avais pas osé cette attitude simple et ferme : ne pas négocier avec moi-même.

 

 

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