L’espoir face aux attentats

Nice, par Louison.
Nice, par Louison.

 

 

C’est le retour de la sidération. Les attentats fréquents de par le monde, et très meurtriers pour les plus récents d’entre eux, ne nous ont pas permis d’oublier la tristesse et l’incompréhension. Mais le choc est forcément plus grand quand l’on est frappés chez soi, que l’on connaît les lieux, qu’ils nous sont familiers, quand on s’identifie aux victimes, vacanciers ou résidents, quand on s’inquiète pour ses proches, ses amis.

 

Nice, que vous connaissez.
Nice, qui nous laisse le ventre noué depuis hier soir.
Nice, à son tour frappée et endeuillée.

 

C’est le hasard qui m’a fait rechercher une information sur Internet hier soir et apprendre la terrible attaque qui venait de se dérouler. Je suis restée éveillée une heure de plus à lire des infos. En me couchant, un peu hébétée, je me demandais vers qui diriger mes pensées, mes prières. Les victimes, leurs familles et leurs proches, toutes les personnes inquiètes et en attente d’une nouvelle rassurante. Les enfants séparés de leurs parents dans la foule, témoins et victimes de l’horreur. Chacune et chacun de nous, tristes, bouleversés, inquiets. Nos propres enfants et les mots à trouver pour dire – ou pas, expliquer, rassurer.

 

Être parent dans un monde incertain offre la belle opportunité de rechercher la bienveillance et l’espoir. Parce que l’on se doit de réconforter, de protéger l’innocence enfantine, l’élan de vie de nos petits.
C’est cette attitude que nous devons adopter aujourd’hui vis-à-vis de nous-mêmes également. La foi, l’espoir, la croyance obstinée que la folie du moment prendra fin, que cette guerre cessera. La certitude que ceux que nous aimons seront encore là demain.
Et parce que nous sommes adultes, néanmoins profiter particulièrement de cette journée, de ce qui est là, de celles et ceux qui sont là. Nous réjouir d’être en vie.

 

Apprécier aujourd’hui, espérer pour demain. Croire en l’avenir, que le meilleur est à venir.

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