Oser prendre en compte ses besoins

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Si vous êtes comme moi, il vous arrive souvent d’être pris au piège de vos contradictions intérieures : le désir de bien faire, de faire plaisir aux autres, et en même temps la non-envie de faire tel ou tel truc.
Faut-il s’écouter (malgré la petite voix intérieure qui nous traite d’égoïste) ? Faut-il se faire violence et faire ce que l’on n’a pas envie de faire – quitte à en récolter de la frustration ?

Comment doser respect de soi-même et bienveillance vis-à-vis d’autrui ? Vaste question…

Je n’ai pas de réponse théorique. Il n’y a pas en effet de formule mathématique pour prendre en compte à la fois nos désirs et ce que l’on sait ou imagine de ceux des autres. Je trouve la solution au cas par cas, grâce à un peu de méditation, utile notamment lorsque la problématique est vaste. Quand c’est plus simple et pas « dramatique », je remarque que respirer tranquillement, faire le vide en soi permet de se sortir la tête des enjeux et de la pression que l’on se met. On peut alors, tranquillement, sentir en soi dans quelle direction on est portés et quel est le bon choix.
De là, il faut réussir à le suivre ! Parfois on sent bien mais on n’est pas prêts pour autant à écouter la petite voix… Mais quand on le fait, tout devient plus simple…

La solitude : mon dilemne intérieur…

Ces dilemmes intérieurs je les expérimente souvent quand je suis en groupe (en famille généralement ou si je passe plusieurs jours avec des amis ou des personnes moins proches). Je me considère comme assez grégaire, j’aime bien les dynamiques de groupe, les moments vécus ensemble, etc. Mais j’ai par ailleurs un réel besoin de temps seule. Vraiment seule, sans personne autour. Qu’il s’agisse de méditer, d’écrire, ou juste de me retrouver avec moi-même, il m’est parfois presque vital de fuir les autres. Une heure ou une demi-heure par jour peuvent suffire, mais je me sens vite désaxée si je n’ai pas ce temps.

Comme vous le devinez, il n’est pas toujours simple de dire aux autres « non, je n’ai pas envie de faire tel truc avec toi, là je préfère être seule un moment ». Quand c’est pour une bonne raison (travailler, faire du sport), c’est aisé à expliquer, mais on n’apprend pas à justifier le temps pour soi, juste soi, à se considérer et s’affirmer comme suffisamment importantE pour émettre ce type de demandes.  Même alors qu’elles sont très banales.

En vacances en famille récemment j’ai fait l’effort d’écouter mes besoins et d’assumer un petit besoin de solitude : 30 à 60 minutes le matin pour me préparer en décalé et écrire, avant de rejoindre les autres personnes. Ce petit espace de temps suffisait à nourrir mon besoin de solitude, et me permettait de me recentrer, dans mon axe. Je me sentais après réellement contente de partager le reste de ma journée avec les autres membres de la famille, et de leur offrir aux aussi les petits moments de calme dont ils pouvaient avoir besoin. Et oui, quand on s‘écoute on remarque probablement mieux les besoins des autres ensuite ! Sans compter que l’on est bien davantage disponible, et agréable je crois, que lorsque l’on se force et s’impose des contraintes.

Y aller par étapes

Il est plus simple de commencer par petites touches lorsque l’on a passé une vie à se sacrifier (souvent en se l’imposant soi-même d’ailleurs). Évaluer quel sont les besoins de notre être intérieur, comment est-ce-que l’on pourrait s’écouter davantage, et mettre en place des solutions. Pas nécessairement des compromis, car il s’agit davantage de solutions gagnant- gagnant : je me respecte et donc me sens bien, ce qui me permet d’offrir au monde ce que je suis de mieux.

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