Pourquoi est-ce-que je médite ?

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On me pose souvent des questions sur la méditation, ses bienfaits, comment s’y mettre, comment pratiquer au quotidien, et puis récemment quelqu’un m’a demandé « mais pourquoi tu médites ? » Et en fait, demandé ainsi, c’était presque déstabilisant. J’ai un peu répondu, puis vaguement plaisanté et esquivé aussi parce que je sentais bien que je n’y répondais pas complètement.

Pour être sincère, j’ai commencé à méditer en espérant sortir du chaos. Je crois que c’est le cas d’à peu près tout le monde (de ce côté-ci de la planète… les asiatiques bouddhistes que j’ai rencontrés semblaient avoir des vies moins bordéliques avant même de méditer 😉 ). Donc au début on s’assied avec ses problèmes ou angoisses ou ses drames, on réalise qu’on y pense de façon obsessionnelle et petit-à-petit on entraîne son esprit et on découvre le calme intérieur, à petits pas. Comme un enfant qui apprend à marcher on tâtonne, on se cogne, on tombe, on repart, et c’est lent.

 

A la recherche du calme intérieur

Donc au début j’ai commencé à méditer, comme vous probablement, parce que je cherchais un certain mieux être. Puis j’ai continué à méditer pour trouver et retrouver le calme intérieur.

Je n’ignore pas que dans les pratiques spirituelles de la méditation, et notamment vipassana qui m’a été enseignée, on médite sans attente ou du moins en tentant de se libérer des attentes, des objectifs, qui sont autant de freins à une expérience gratuite et libre. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise « séance de méditation » parce que la méditation est.
Dans la réalité humaine, humble et honnête qui est la mienne, je sais pertinemment qu’une méditation agitée m’est moins agréable qu’un moment de clarté et d’apaisement. Je suis sortie très heureuse de ma première retraite pourtant passée avec l’envie de me cogner la tête sur les murs et de longs filets de larmes… mais j’ai quand-même objectivement pris plus de plaisir pendant la seconde retraite qui m’a semblée lumineuse, simple et intérieurement très joyeuse.
Désormais il y plein de réponses à la question du pourquoi je médite, variables selon les moments.

 

Des raisons pour lesquelles méditer

Ainsi, depuis que je médite régulièrement, c’est-à-dire à peu près quotidiennement le matin et/ou le soir (même brièvement) je remarque plusieurs motivations à la méditation, ou plusieurs effets que j’en retire.

Au début et à la fin d’une journée, il me semble que je médite pour solidifier la connexion à moi-même, pour me rapprocher de mon essence. Au réveil notamment, avant que ne débutent les distractions multiples (avant de checker votre téléphone, par pitié), j’aime commencer par m’asseoir 10 minutes au contact d’un espace très calme et serein que je peux sentir en moi. C’est alors que je comprends le vrai sens de faire le « vide en soi » : il ne s’agit pas d’un vide qui s’opposerait au plein de pensées, plein de bruit, plein d’activités mais d’un vide fait de plénitude justement. La plénitude de soi-même.

Je médite aussi pour la joie. Parce que je pratique la gratitude, méditer est très souvent pour l’occasion de laisser se présenter à moi des moments et des sources de joie. Davantage que les soucis, ce sont les bonheurs qui me viennent désormais.

J’aime pratiquer des méditations de la compassion, dirigées vers moi-même puis vers les autres. Ce n’est pas de l’égoïsme que de procéder ainsi, car on ne peut offrir aux autres que ce que l’on accepte de se donner : de l’amour, de la tendresse, et de la compassion donc.
Ce type de méditation accroît le sentiment d’unité entre soi et les autres – on n’est pas séparés, hostiles, indifférents, mais tous dans le même bateau, tous appartenant au même monde. Dans les vies parfois faites de conflits, dans un monde de concurrence et d’affrontement comme celui qui est souvent le mien, cela aide beaucoup à changer de regard et d’attitude (et pour moi qui évolue dans le milieu politique, cette approche minoritaire et qui surprend est réellement salvatrice).

Parfois je médite par confort. Aïe, il faut bien le reconnaître. Je sais qu’en m’asseyant je vais m’éloigner du chaos, revenir à mon souffle, à moi-même. Aucune de mes difficultés n’est supprimée magiquement mais la façon négative de les appréhender se dissout. Les sentiments d’apaisement et d’amour reviennent vite, on trouve la paix.

Parfois aussi je médite par devoir. Aïe, encore… Hier soir j’ai travaillé tard et j’avais – fait rare- acheté un magazine féminin. Méditer avant de dormir était moins tentant que de lire sur le canapé, mais je me sentais obligée de le faire. Parce que je crois en la régularité de cette pratique. Parce que je prône de méditer chaque jour. Parce que je pense que je suis une meilleure personne si je m’astreins à honorer ces moments qui me font du bien.
Dans ce cas, que faire ? Méditer par obligation, parce qu’il le faut ? Ou « sécher » et éventuellement s’en vouloir ? Hier soir j’ai choisi de ne pas méditer parce que j’avais envie d’une détente futile et j’ai choisi de considérer que c’était acceptable. (On ne peut pas avoir le beurre ET le plaisir judéo-chrétien de se culpabiliser pour le beurre.)

Je médite parce que je suis devenue une méditante. La méditation fait désormais et actuellement partie de moi. Je médite avant des rendez-vous importants, je médite quand je marche ou dans les entre-deux, je médite quand je suis très très heureuse, je médite quand la vie est moins drôle, je médite quand je m’éveille vivante le matin, je médite le soir.

 

Quand j’étais enfant et que je cueillais une fleur, je m’empêchais de trop la sentir pour ne pas en enlever toute l’odeur. Mais ça c’était avant…
Je médite parce que plus je le respire plus mon parfum intérieur m’est riche et intense.

 

Ces révélations ne vous ont pas choqués ?  🙂  Partagez cet article, qu’on en discute…

 

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