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J’arrête le café

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Quel meilleur moment qu’un nouveau mois pour changer, pour commencer ou arrêter quelque chose quand on est légèrement maniaque ? Ne trouvez-vous pas qu’un lundi 1er janvier (d’une année à dizaine, rêvons jusqu’au bout) c’est parfait pour du changement ? Manger bio et faire des pompes plutôt que comater dans sa gueule de bois ?
En tout cas, aujourd’hui, 1er juin, j’arrête le café.

Je n’étais pas une grosse buveuse, je ne possède même pas de cafetière et ça fait pas mal d’années que je carbure plutôt au thé. Mais… mais  j’accepte le gobelet servi au bureau, parfois j’en reprends un deuxième, je fais de même au restaurant, bien poliment pour m’associer aux vices des autres, et j’achète occasionnellement ces mochas à 6 euros de l’enseigne verte qui porte bien son nom (bucks c’est dollars en anglais familier…).

 

Pourquoi est-ce-que je vous déconseille le café ?

1/ Le café booste mal
Si boire un café vous donne la pêche, cela n’empêche pas un coup de mou quand le pic de caféine retombe. C’est pour cela que beaucoup boivent un deuxième puis un troisième café… parfois six dans la journée : cette « énergie » n’est pas durable.
La corrélation entre café et stress, mais aussi entre café et anxiété, a également été établie : la caféine a un effet stimulant sur les catécholamines, les hormones du stress. Stresser physiquement le corps rend plus alerte, certes, mais surtout plus stressé !
Offrez-vous du sommeil en plus, privilégiez une alimentation nourrissante plutôt que remplissante, buvez du thé, et faites du sport : voilà qui donne une autre forme d’énergie. Ça semble être un travail de longue haleine mais je vous promets qu’on en cueille vite les premiers fruits.

2/ Le café déshydrate et est mauvais pour l’estomac
Moi qui n’en suis que buveuse occasionnelle, je remarque immédiatement à quel point le café déshydrate : il me faut 3 verres d’eau pour équilibrer un expresso. Et si j’en bois plusieurs, je les sens me rester un peu sur l’estomac. Le café n’est pas un très bon ami du système digestif car il est acidifiant. Selon les sensibilités et les quantités absorbées, il entraîne aigreurs d’estomac et déséquilibres de la flore intestinale.

3/ Boire moins de café c’est boire plus de thé !
Je suis une grande consommatrice de thé et je tiens vraiment à vous encourager à faire de même. Il est scientifiquement prouvé que boire deux tasses de thé vert chaque jour constitue l’une des attitudes anti-cancer les plus simples à adopter. Le thé vert, tout comme le thé blanc (mais pas le thé noir !) est bourré d’anti-oxydants. Cela en fait l’un des secrets de beauté des asiatiques, hommes comme femmes, aux visages bien moins marqués de rides que les nôtres… mais aussi un élément indispensable à notre alimentation quotidienne.
J’ai côtoyé le cancer, je serai vigilante toute ma vie quant à ma santé (c’est la version positive de morte de trouille). J’ai beau faire du sport, méditer, et plein d’autres trucs qui me rendent saine et heureuse, je crois que c’est la conscience d’avoir bu mes thés quotidiens qui me donne chaque soir l’impression d’avoir fait ce qu’il faut pour prendre soin de moi.

4/ La caféine est l’ennemie des grossesses
Mesdames, et probablement messieurs, le café n’est pas bon pour votre fertilité. Ce n’est pas à l’ordre du jour pour moi mais quand j’aurai la chance de songer à agrandir ma famille, j’éviterai la caféine : les femmes faibles consommatrices de café conçoivent plus aisément – et il est recommandé d’oublier durablement l’expresso quand on sait que la caféine passe la barrière placentaire et a une durée de vie plus longue dans le corps du fœtus (elle s’y accumule pendant 150 heures…. combien de cafés buvez-vous en 6 jours ?)

 

Pourquoi est-ce-que j’arrête complètement le café ?
Parce que j’aime bien faire les choses complètement voire radicalement. Parce qu’arrêter le café une semaine m’arrive souvent et n’est donc pas très signifiant. Arrêter longtemps – un mois, et ensuite vraisemblablement trois ou six – me fournira des occasions variées d’être confrontées à la tentation en cas de fatigue, à la suite d’un repas au restaurant, lorsque je vais voyager et être fatiguée, etc.
Je vous dirai comment j’ai fait à la place, ce qui a fonctionné comme remplacement, et ce que cela produit éventuellement de bien en moi. Sachant que j’ai aussi envie pendant l’été de me livrer à quelques expérimentations de vie avec/ sans gluten, sucre, etc… vous pouvez me considérer votre cobaye humain !

 

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