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Aller bien quand ça ne va pas

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On m’a récemment interrogée : que faire quand une mauvaise nouvelle nous déprime et ruine des semaines d’efforts et de travail sur soi ?

Je crois qu’il s’agit tout d’abord de lâcher prise, d’accepter l’impermanence et de faire preuve de bienveillance vis-à-vis de soi-même : le coup de blues n’est pas un échec. Très souvent on a une vision sur la durée de notre bien-être. Je suis d’accord pour considérer que chaque méditation, chaque expression de gratitude, chaque pratique spirituelle ou de bien-être construit une accumulation de bonheur, mais en revanche je ne vois pas du tout cela comme un château de cartes fragile et qui s’effondre aisément.
Au contraire, si château il y a, c’est une forteresse solide que vous bâtissez en vous.

Alors oui parfois il y a des bas. Des tristesses, des souffrances, des blessures, des peurs, et j’en passe. Mais on ne peut pas l’empêcher et le contrôler. La seule solution est de l’accepter et de faire sienne la notion d’impermanence : certes le sentiment paisible de ce matin n’est plus. Mais le tourment de ce soir ne durera pas non plus. D’ailleurs il s’est peut-être déjà transformé : de colère en tristesse par exemple.

Lorsque l’on travaille sur soi, que l’on investit du temps, de l’énergie, de l’argent dans son bien-être, on peut être tenté d’en attendre non pas beaucoup mais trop, tout. De vouloir que tout aille bien, d’espérer que tout se résolve, et si possible vite. Mais en réalité vous n’avez pas passé ce marché avec vous-même – ni avec les autres (l’enfer c’est les autres, hein…), l’Univers, Dieu, ou votre psy. C’est parfois dur j’en conviens mais il n’y a pas de garantie, pas d’assurance zéro chagrin, pas de possibilité de tout contrôler.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut accepter non seulement de ne pas s’accrocher au « tout va bien » mais aussi de ne pas s’accrocher à ce qui va mal – une tentation que l’on a forcément. Alors au lieu de se dire « je suis triste » ou « je suis fâchée » on peut se dire « je ressens de la tristesse » ou « j’éprouve beaucoup de colère » pour ne pas s’identifier à cette émotion et la plaquer sur soi. C’est une prise de conscience importante.

Lorsque l’on parvient à identifier ce qui nous blesse, il est possible de disséquer l’émotion et les sensations qui l’accompagnent. La méditation, la sophrologie, mais aussi l’écriture intuitive le permettent.
Qu’est-ce-que je ressens ? Quel est ce sentiment qui me bouleverse ? Comment se manifeste-t-il physiquement ? Un noeud, une boule, une tension, une douleur ? On peut alors peut-être respirer à travers cette sensation physique, la disséquer, lui donner une couleur, une texture, et les visualiser. Cette tension dans la nuque, pouvez-vous l’imaginer verte plutôt que noire, vous imaginer la pétrir ou la caresser pour l’adoucir, l’amollir, la détendre ? Les techniques de relaxation physique et mentale sont très utiles pour se constituer une « trousse de secours » personnelle avec des outils qui nous conviennent et qu’ils marchent.

Pour des situations particulièrement difficiles, il ne faut pas hésiter à s’aider et utiliser les médecines douces adaptées.  Vous en retrouverez quelques une dans cet article (Réagir au stress et aux chocs ).

Enfin, je crois que ce qui nous arrive a toujours quelque chose à nous dire, nous apprendre, de la petite contrariété au problème plus grave. Le pourquoi et la façon dont chaque situation nous aide à grandir ne s’éclaire souvent qu’après – et c’est vrai même si l’on a l’impression d’avoir déjà beaucoup donné, beaucoup morflé.

N’oublie pas comme tu as peu appris
N’oublie pas comme tu peux apprendre beaucoup maintenant

Intégrer la spiritualité au quotidien

Intégrer la spiritualité au quotidien

On dit qu’il faut savoir allier la théorie et la pratique. Je pense qu’en matière de spiritualité, la pratique doit sortir de son cadre réservé et infuser la vie quotidienne. C’est un vaste enjeu, certes, mais il est pour moi central. Intégrer la spiritualité à sa vie c’est faire en sorte de ne pas avoir

Citation du lundi : sourires à offrir

Nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en a plus à offrir. (proverbe chinois) J’ai lu ceci dans un journal aujourd’hui. Et oui, c’est aux grincheux qu’il faut sourire le plus…