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Pourquoi tenir un journal

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Est-ce-que vous faisiez partie de ces jeunes gens tenant un journal intime du temps de votre adolescence ? Ou est-ce-que comme Florence Servan-Schreiber vous avez un carnet de kifs sur la table de nuit ?

Il existe de nombreuses manières de tenir le journal de sa vie et consigner sous une forme ou une autre les évènements qui nous marquent, les réflexions que l’on souhaite approfondir – voire les souvenirs que l’on veut conserver.

Le journal est un outil de bien-être important.
Côté pile, il accroît le sentiment de bonheur et favorise le bien-être.
Côté face, il est d’une grande aide dans les périodes difficiles et face à des évènements douloureux.

Dans le malheur : écrire ou parler plutôt que penser

La recherche de sens qui suit un évènement malheureux ou traumatique entraîne une tendance à la rumination, c’est-à-dire la répétition de pensées identiques dans le but de comprendre et trouver du sens à ce qui nous arrive. Parce que ces pensées sont négatives (liées à la douleur) et désorganisées voire chaotiques, elles nourrissent les émotions douloureuses et la souffrance. Leur répétition entraîne déprime ou dépression et différents symptômes de mal-être physique et mental. Penser à nos difficultés ne nous aide pas à les dépasser ou à en guérir.

En revanche, pour parler (à une personne amie, un thérapeute… ou même à un microphone comme le relate une expérience intéressante*) ou pour écrire, le cerveau mobilise ses facultés d’organisation et de rationalisation. Le langage est en effet un processus complexe et structuré. Ainsi, le simple fait de parler ou d’écrire – indépendamment du contenu – va mettre en marche notre capacité d’analyse et d’intégration du problème. Cela facilite le sentiment de contrôle tout en permettant d’introduire un peu de distance entre les évènements et soi-même. C’est utile dans les périodes de grand chamboulement, quand on traverse des épreuves ou que l’on est devant de grandes décisions.

Pour schématiser on peut considérer que penser fait revivre la souffrance tandis que parler ou écrire la libère hors de soi. Et bien évidemment, parler ET écrire est parfaitement complémentaire.

De façon générale, il y a cinq raisons principales pour lesquelles tenir un journal est bénéfique :

> réduire le stress et le mal-être (pour les raisons citées ci-dessus)
> permettre de mieux se comprendre grâce à l’introspection
> permettre de mieux comprendre ses proches en envisageant leur point de vue
> nous aider à avancer vers ses objectifs en mesurant ses avancées
> libérer l’aspect créatif souvent laissé de côté dans nos vies – professionnelles notamment

 

Voici quelques idées de formes et de supports pour accueillir ces choses de votre vie :

> le journal intime : un cahier, dans lequel on écrit très régulièrement, souvent au quotidien, pour déposer les évènements de la journée. J’en suis adepte et l’utilise comme outil de gratitude également.
> un logiciel de traitement de texte ou une application de prise de notes (il existe aussi des applis « journal » mais je ne les ai jamais testées)
> l’album ou cahier de souvenirs : pour dessiner ou consigner des photos, des images et autres souvenirs que l’on souhaite conserver. Une démarche plus artistique, complémentaire des autres, souvent pratiquée dans des occasions heureuses spéciales – l’album de photos ou de vacances.
> le carnet de gratitude : on peut y noter chaque soir 3 ou 5 instants heureux de la journée, des sources de bonheur
> le carnet de meilleurs moments : c’est ainsi que l’on appelle à la maison le carnet de gratitude junior !

Notre société valorise peu l’introspection. Je connais peu de personnes « avouant » tenir un journal, alors que beaucoup d’entre nous le font et que cette activité est souvent assez loin de celle pratiquée par des fillettes avec un stylo à paillettes. Et c’est encore pire pour les hommes, comme si réfléchir sur soi était un luxe inutile ou un signe de faiblesse. Les rares qui m’ont évoqué pratiquer le « journal » ou carnet de bord m’ont impressionnée par leur acceptation de leurs émotions et leur capacité à vivre avec ce qui les traverse.
Si vous tenez un journal, en parler c’est faire progresser la valorisation de cet outil. En famille on peut encourager cette pratique en la suggérant à nos enfants – ou aux adultes – et en parlant du bien-être que l’écriture nous apporte.

N’oubliez pas de laisser un commentaire pour me dire ce que ce billet vous inspire ! Allez-vous essayer de tenir un journal ?
Vous connaissez quelqu’un pour qui le journal serait un outil bénéfique ? Partagez cet article sur les réseaux sociaux si vous pensez que ces conseils pourront être utiles à d’autres que vous. Merci de m’aider à diffuser une vie plus saine et plus heureuse 🙂

* Cet article m’a été inspiré par la lecture de l’étude « The Costs and Benefits of Writing, Talking, and Thinking About Life’s Triumphs and Defeats » © American Psychological Association.

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