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Une retraite chez soi

Jnana-Mudra

Etant partiellement free-lance depuis deux ans, je travaille fréquemment depuis chez moi, en alternant avec différents bureaux liés à mes autres activités. Si le confort du domicile est indéniable, le bureau-dans-le-salon a aussi ses défauts, dont le principal est d’être à deux pas de distractions possibles (sieste, séries télé, cuisine, ménage… à chacun ses hobbies 😉 et ses modes de procrastination).

Ces derniers temps je me suis prise à rêver d’une retraite de boulot, un espace d’ermitage avec ordinateur où travailler avec la rigueur et la dévotion que j’ai pu mettre dans des stages d’écriture, de yoga ou des retraites de méditation. Quelques lectures inspirantes m’ont persuadée qu’il était possible de créer cela chez soi, en suivant quelques règles simples :

 

1/ Se placer hors du monde

Une retraite implique de se retirer hors de son monde habituel : à défaut de changer de cadre il faut s’astreindre à couper les contacts avec l’extérieur. Pendant quelques jours il n’y aura pas de vie sociale, physique ou virtuelle.

> je préviens mes proches que je ne serai pas disponible

> je me déconnecte des réseaux sociaux et passe mon téléphone en silencieux, mais je peux utiliser Internet de manière stricte lorsque mes tâches l’exigent, et écouter mes messages le soir

> je supprime les excitants… dehors aussi : si je sors me ravitailler, j’évite de prendre le métro bruyant vers un centre commercial bondé, mais je vais à vélo au marché ou dans un magasin bio sobre et hors heures de pointe

 

2/ S’auto-prendre en charge

Sans en devenir régressives, les retraites offrent l’avantage d’une vie ultra réglée. Le rythme des journées est pré-défini, les repas sont prévus et l’esprit comme le temps sont ainsi libérés des petites tâches et questions quotidiennes.

> je prévois par écrit mon planning (heure de lever…) et mes menus, en ayant fait les courses nécessaires si ma retraite ne dure que 2 ou 3 jours : plus je serai en pilotage automatique, meilleures seront ma présence et ma concentration dans ma tâche

> je me nourris très sainement : c’est le premier pas vers l’efficacité physique et mentale

> j’ai prévu mon programme de travail à l’avance : tel carton d’archives à trier, x articles à écrire… mais aussi ce dont j’aurai besoin (ouvrages et documentation nécessaires, voire accès Internet à limiter au strict indispensable, ou cartons, sacs et rangements pour du tri)

 

3/ Une retraite à thème

Dans la plupart des cas, les retraites portent sur une activité, à laquelle on consacre tout son temps. A la maison mieux vaut éviter de s’enfermer avec mille choses à faire, ce serait le meilleur moyen de procrastiner de bout de tâche en bribe de projet.

> je consacre ma retraite à un projet, et je prévois le début et la fin de ce temps privilégié (une journée, une semaine, ou bien plus pour les écrivains solitaires !)

> je n’encombre pas mon cerveau avec des dossiers autres que celui qui va m’occuper et je m’astreins à la mono-activité

> pour un travail créatif, j’évite de polluer mon esprit avec des distractions (télé, lecture de romans). Les nourritures mentales se digèrent aussi et vont venir déranger le processus auquel je me consacre.

Exemple perso : Ca peut paraître peu excitant mais lors des premiers jours de janvier j’ai fait une retraite de rangement : deux jours pour tout trier chez moi et donner / recycler 10% de mes vêtements, de mes bouquins et pas mal d’objets encombrants et inutiles. J’ai procédé à un feng-shui complet de mon salon (article à venir!) et partiel de quelques pièces. Pendant ces 2 jours je ne suis quasiment pas sortie, et je pense que cette révolution de mon intérieur a été aussi l’occasion d’un vrai nettoyage personnel et énergétique après une année éprouvante.

 

Survivre à un marathon boulot

Chaque année en décembre je vis le marathon de la « plénière budget » : trois journées et trois nuits de débats, des couchers tardifs, du café -viennoiseries en accès illimité, et la tentation de décompresser entre amis devant quelques verres à l’issue de la séance nocturne. Les années précédentes, je sortais de ces séances physiquement épuisée (or