Balasana sur tapis de yoga

balasanaUn soir récent je me suis endormie sur mon tapis de yoga, en balasana ou posture de l’enfant. Je m’y sentais tellement bien…

Mon tapis de yoga est devenu un endroit sacré. ll est désormais presque toujours déplié dans ma chambre – c’est le meilleur moyen d’y commencer la journée.
Parfois je le déplace dans le salon, quand je veux pratiquer en musique ou suivre un un enchaînement sur Internet, parfois je le replie et l’emmène au studio de yoga.

Il m’arrive de m’y asseoir quelques minutes, juste pour m’y sentir bien, pour quelques postures, pour méditer brièvement. Je m’y sens parfois comme sur un bateau, un radeau paisible au milieu d’une mer agitée. Le yoga a en son temps été un vrai canot de sauvetage pour moi ! Désormais il me suffit de me mettre assise ou debout sur le tapis, les yeux fermés, pour savoir ce dont j’ai besoin. Parfois au lieu de dire que je « fais » du yoga, je me dis que je joue au yoga : je n’enchaîne pas les asanas dans l’ordre des séries d’Ashtanga, j’essaie des trucs, c’est une méditation en mouvement où ce qui en moi a besoin de bouger peut se mouvoir, s’étirer, s’incurver et s’équilibrer.

 

tapis-yoga

Les yogis ne marchent jamais sur le tapis des autres, ce n’est pas une histoire de pieds, c’est une question de respect. Les yogis dévoués nettoient régulièrement leur tapis aux huiles essentielles, avec une certaine tendresse.

En voyage je suis infidèle : je remplace le tapis par des yogi socquettes anti-dérapantes, à petits picots sous les orteils et les talons. Et je teste les sols : le carrelage glisse finalement moins que le parquet, la moquette est l’ennemie, certains tapis à poils longs semblent avoir été inventés pour favoriser les longues méditations.

L’autre nuit, donc, je me suis réveillée sur mon tapis de yoga… j’ai grommelé, rigolé puis grimpé dans mon lit pour continuer des rêves de yogi bienheureuse.

(et le matin je vous conseille le yoga au lit de Tara Stiles)

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