Être heureux est bon pour la santé !

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La personne en meilleure santé que je connaisse est mon amie S., diabétique et lourdement dialysée. Pourquoi est-ce-que je la considère en très bonne santé ? Parce qu’elle n’est jamais malade (d’autre chose), toujours en forme, et elle m’évoque la force et la résistance. Un peu comme mon grand-père, en rémission de leucémie depuis plus de 25 ans : il a su trouver solidité et persévérance. Tous deux ont en commun d’être des personnes positives et je crois assez heureuses malgré des entourages ou des circonstances difficiles.

 

Il y a plein de raisons de s’intéresser au bonheur et de chercher à être plus heureux : c’est le socle d’une vie plus agréable, individuellement, dans nos relations avec les autres, et au-delà à un niveau social élargi : vous avez déjà entendu parler du Bhoutan et de son Bonheur National Brut. Mais si l’on commence par soi-même, être heureux est bon pour la santé.

 

6 façons dont le bonheur influe sur la santé

 

Le bonheur est bon pour le coeur
Plusieurs travaux de recherche ont permis d’établir ce lien : les participants se décrivant comme les plus heureux sont aussi ceux au rythme cardiaque et à la tension artérielle les plus bas. Cela est vrai à l’instant t, mais se vérifie également dans le temps : lorsque l’on revoit les sujets 5 ou 10 ans après, ceux ayant exprimé le plus d’émotions positives s’avèrent avoir développé nettement moins de pathologies cardio-vasculaires.

 

Le bonheur renforce le système immunitaire
Il y a le cliché de la personne ronchon qui attrape toujours le premier virus, mais aussi ce que vous avez peut-être constaté empiriquement : quand « ça ne va pas » on a tendance en plus à choper le rhume du voisin ou la gastro dont on se serait bien passé. Une étude exposant 350 participants aux microbes du rhume a révélé que ceux d’entre eux reportant le plus d’émotions positives étaient les moins contaminés. Selon notre humeur, nos anticorps sont plus ou moins efficaces : cela a pu être documenté en mesurant les anticorps produits suite à l’administration d’un même vaccin à des sujets classés en 3 groupes (groupe témoin, groupe de participants heureux, groupe de participants moins heureux)… les plus heureux développaient davantage d’anticorps.

 

Le bonheur aide à réduire le stress
On sait que le stress chronique entraîne des modifications de la tension artérielle ainsi que des déséquilibres du fonctionnement de nos organes (une digestion perturbée par exemple). Le bonheur permet de limiter ces effets et de les circonscrire dans le temps : une vie sans stress n’est pas possible ou souhaitable (il est une réponse physiologique au danger ou dysfonctionnements de notre environnement et participe de notre survie) mais on peut néanmoins dompter notre stress chronique – celui qui est néfaste- pour des conséquences moins importantes et moins durables. Il est prouvé que les personnes heureuses soumises à des situations stressantes se remettent plus vite et plus facilement.

 

Le bonheur diminue la douleur
Des études ont permis de mesurer les douleurs ressenties par des personnes atteintes de pathologies chroniques (douleurs d’arthrose, gastro-oesophagiennes ou encore musculaires) et de les relier aux émotions positives exprimées : les patients engagés dans une démarche pro-bonheur voient leurs symptômes douloureux baisser en intensité au fur et à mesure que leur satisfaction générale augmente.

 

Le bonheur lutte contre la maladie
Il n’y a pas que les rhumes ou les douleurs chroniques qui s’avèrent liés au niveau de bonheur, les maladies plus sérieuses aussi. Une étude importante de 2008 en Australie a porté sur plus de 10 000 personnes à qui il fut demandé de noter de 1 à 10 leur niveau de satisfaction personnelle et de bonheur. Les participants aux scores les plus élevés se sont avérés 18 mois après avoir 1,5 fois moins de probabilité de développer une maladie grave ou chronique. De la même manière, une étude portant sur des patients cancéreux a permis d’établir qu’ils auto-évaluaient leur niveau de bonheur l’année précédant la maladie bien plus bas que les participants du groupe témoin, permettant de déduire que le bonheur ressenti peut jouer un rôle de prévention important face aux pathologies les plus graves.

 

Le bonheur allonge la durée de vie 
C’est une conclusion logique et elle est aussi scientifiquement prouvée par les recherches suivant des participants sur une longue durée : les personnes les plus heureuses vivent plus longtemps.
Vous avez peut-être entendu parler de cette célèbre étude sur le bonheur des nonnes ? Une analyse a posteriori (post mortem en l’occurrence) des lettres écrites par des postulantes avant leur entrée au couvent a établi un lien entre leur longévité et les sentiments positifs exprimés plusieurs décennies auparavant, avant que les circonstances extérieures, objectives et matérielles de leurs vies ne deviennent identiques.
Ressentir fréquemment (et idéalement quotidiennement) des émotions positives est lié à une longévité plus importante.

 

Que faut-il déduire – ou pas –  de ces études ?

Évidement il serait possible de se dire : zut je suis stressé et malheureux actuellement donc je vais attraper des rhumes, éprouver des douleurs chroniques et mourir prématurément. Une lecture pessimiste qui viendrait conforter le cercle vicieux de la déprime.
En réalité, lorsque l’on est très stressé ou malheureux, on ne sait pas bien par où commencer pour aller mieux. Les épreuves de la vie nous laissent lessivés et désemparés. Dès lors, avoir un but simple et souhaitable, comme préserver sa santé, me semble un bon moyen de démarrer : on s’engage alors sur un chemin de mieux-être en sachant pourquoi.  Pour le dire autrement, quand on est au stade du « à quoi bon ? » (se lever le matin, manger correctement, prendre soin de soi, faire une activité réjouissante) il y a une réponse scientifiquement validée : pour être en bonne santé.

 

Comment atteindre ce bonheur si bon pour notre santé ?

De mille manières ! J’espère que ce blog vous en suggère pas mal. Actuellement j’étudie La science du bonheur et teste pas mal de pratiques (gratitude, écoute emphatique, actes de bienveillance, pleine conscience, auto-compassion, émerveillement), je tâche de les documenter pour les partager.

Vous pouvez par exemple relire ceci :
Comment savoir ce qui vous rend heureux
Choisir le bonheur
Pourquoi est-ce-que je médite
Gratitude : à la découverte des vrais moments de grâce

 

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