Pourquoi les bonnes habitudes sont-elles préférables aux bonnes résolutions ?

bonnes résolutions

« Cette année, tout va changer, me dit mon amie. Le 3 janvier je m’inscris au sport, je ferai 2 cours par semaine et les machines le dimanche. Au boulot si je mets les bouchées doubles je serai légitime pour demander mon augmentation en avril et, bingo, à moi les super vacances d’été : je pars seule pour 2 semaines dans un ashram et ensuite plage et détente en Thaïlande. Je sais que ça fait un peu Mange, prie, aime mais après tout c’est l’année de mes 30 ans ! »

 

L’abandon des bonnes résolutions

La plupart des bonnes résolutions prises le 1er janvier sont abandonnées… en février. Parfois nous revoyons nos ambitions à la baisse et tentons de repartir sur un chemin vertueux, mais c’est difficile.
Certaines aspirations sont irréalistes en l’état : certes, arrêter de fumer, ne pas se mettre la tête à l’envers le samedi soir, et courir le dimanche matin sont 3 objectifs cohérents. Mais ils représentent un ENORME changement de mode de vie pour une fumeuse night clubbeuse qui déteste le sport. Il faut plus que de la volonté et de la rigueur pour réaliser ces changements : quasiment devenir une autre personne. D’un coup de baguette magique.

 

Procéder par étapes

Il est beaucoup plus facile de procéder par étapes. Et, non, la facilité n’est pas synonyme de faiblesse mais d’efficacité. Lorsque l’on n’est pas sportive, vouloir courir un 10 km est déjà un beau challenge (oui je suis passée par là). On peut commencer par courir 20 minutes une à deux fois par semaine, et marcher davantage au quotidien. Puis augmenter la fréquence ou l’intensité des entraînements. Une fois le 10 km couru, on s’attaque au semi-marathon.

 

L’habitude est préférable à la résolution

La résolution de début d’année se situe quelque part entre le défi et le vœu et, soyons honnêtes, souvent décidée dans l’euphorie des chocolats de Noël. Une habitude en revanche est davantage réfléchie, souvent peaufinée, pour s’adapter à la réalité de notre vie. Car une habitude se met en œuvre, jour après jour, et elle répond aux besoins d’un objectif clair.
Si mon objectif est être plus sportive, je peux prendre l’habitude de marcher 10 000 pas chaque jour. De faire une balade de 15 minutes chaque midi. D’aller courir chaque dimanche matin avec une amie. De me rendre chaque mardi soir à un cours de Pilates. Mais pas toutes ces options à la fois, d’un coup.
Si je veux me mettre à la méditation, je peux commencer par identifier un créneau de 5 à 10 minutes (le matin ou le soir) et m’y astreindre au quotidien. Car franchement, qui n’a pas 5 MINUTES à consacrer à une activité qui rend plus heureux et plus zen ?

 

Les habitudes se consolident et s’additionnent

Une fois intégrée mon habitude de 10 minutes de méditation au réveil, je peux passer à 15 ou ajouter un autre moment le soir. Lorsque les 10 000 pas quotidiens me sont devenus habituels, je remplace des petits trajets en transports en commun par du vélo. Après deux mois de cours de Zumba le mardi soir, je peux ajouter du stretching le jeudi.
Il est beaucoup plus gratifiant de remarquer les succès que sont nos petits pas : chaque occasion réussie est une victoire qui aide à prendre confiance en soi et à renforcer notre détermination.

 

Vous avez des objectifs pour cette nouvelle année ? Comment peuvent-ils se décomposer en habitudes quotidiennes ou régulières ? Par quel petit pas aller vous démarrer en janvier ?

 

Photo by Martin Barák

 

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