Mode de vie : se raisonner sans se frustrer

Mode de vie : se raisonner sans se frustrer

 

Je parle régulièrement de détox et c’est peut-être justement parce que je ne suis pas obsédée par tout ce qui est sain.
Je peux aisément confesser des habitudes qui révèlent que je ne cherche ni à atteindre ni à promouvoir la perfection absolue :
> je consomme du gluten, et sûrement trop, parce que j’adore les pâtes, et que je fais beaucoup de pâtisserie sans avoir eu l’occasion jusque ici de me pencher sérieusement sur les farines alternatives… ce sera l’une de mes bonnes résolutions de rentrée.
> je mange trop de chocolat et je suis de façon générale une gourmande qui grignote.
> je mets des parfums pas bios, je suis accro à deux d’entre eux.

Ma santé est importante, très importante. Elle n’est toutefois pas une source d’inquiétude parce que je veille, non pas à la perfection, mais plus tranquillement à l’équilibre. Je dors beaucoup, je mange pour nourrir mon corps et non le remplir, je m’astreins à des activités physiques régulières.
Je crois que l’équilibre s’atteint lorsque l’on veille en même temps à ne pas polluer son corps (ou son esprit…) mais aussi à le dépolluer aussi fréquemment que possible. Plutôt qu’une grosse purge une fois par an, je préfère une hygiène globale régulière. C’est en cela que j’ai l’impression de vivre de façon équilibrée et avec en plus le luxe d’une certaine sérénité.

Pour moi une bonne hygiène de vie au quotidien passe par de bonnes habitudes physiques et mentales :
Le jus de citron du matin, et son pendant énergisant et détoxifiant, le brossage du corps.
Tout au long de la journée, veiller à mon hydratation : je ne suis jamais très loin d’un thé, d’une tisane ou d’un verre d’eau.
Mais aussi pratiquer yoga, méditation, ou tout simplement m’octroyer de la solitude et du temps pour me centrer. Et puis surtout, cultiver les sentiments d’amour et de joie, tout le temps.

Je ne me pose pas d’interdits, je n’ai pas l’impression de me priver de quoi que ce soit, je ne sacrifie jamais ma vie sociale, mais ce qui est source pour moi de plaisir a effectivement basculé du côté sain.
Si je ne me rappelle pas de la dernière fois où j’ai trop bu, ce n’est pas en raison d’un coma éthylique mais parce que je bois de plus en plus rarement d’alcool, toujours avec plaisir cela dit, mais très modérément. Et quand je commets des excès, qu’ils soient alimentaires ou de fatigue, je veille les jours suivants à les corriger.
Ainsi le mois dernier je suis partie 4 jours sans jus de citron ou d’herbe, j’ai mangé plein de biscuits sucrés, bu des bières et des cocktails, c’était loin de mon régime habituel. Mais il faisait beau et j’ai marché beaucoup, fait le plein de vitamine D au soleil, et surtout j’étais heureuse. En rentrant j’ai fait une cure de fruits d’été, les premiers, tout gorgés de soleil, et j’ai retrouvé avec plaisir mon alimentation plus saine.

Je n’aime pas m’interdire quoi que ce soit, cela ne fait pas partie pour moi d’une attitude bienveillante envers moi-même. Se raisonner, oui, se frustrer, non.

Lorsque l’on se met à vouloir vivre plus sainement, il y a souvent au début cette peur de rater des choses. La crainte de rester chez soi à manger des brocolis au lieu d’aller en happy hour le vendredi soir. La peur d’avoir l’air bête si on fait du sport chez soi. L’angoisse d’être rabat-joie si on explique pourquoi on ne mange plus de viande ou qu’on a arrêté le café. Et puis le monde va tellement vite qu’on se sent à contre-courant quand on se met à ralentir.
En réalité, le monde va tellement vite dehors qu’il est impossible de suivre à la même vitesse et à la même intensité. C’est une course contre la montre qu’on ne peut gagner et qui n’a pas grand intérêt.

J’ai une vie intérieure beaucoup plus riche… depuis que j’ai pris conscience d’avoir une vie intérieure. Les trente premières années je ne le savais pas, j’étais trop occupée. Mais depuis que je vis au présent, je crois vivre beaucoup plus.

%réponses% à Mode de vie : se raisonner sans se frustrer

  1. Enfin un mode de vie envisageable certains blogs de yoga que j aime prône une alimentation trop radicale.
    Je veux bien m’améliorer mais supprimer gluten, produits laitiers et autres petits plaisirs me semblaient insurmontable
    Là je peux m’imaginer sans craquer – j ai essayé la monodiete de pommes trois jours j ‘ai bien cru détester ce fruit jusqu’aux restants de mes jours.
    Et dès le lendemain j’ai craqué le chocolat me manquait trop
    Au plaisir de lire de nouvelles chroniques

    • Et oui, chacun son truc ! J’aime beaucoup les monodiètes (sur une journée ou deux) de compotes de pommes ou de riz, je fais des cures de raisin, mais si je n’y prenais pas plaisir je ne pourrais et ne souhaiterais le faire.
      On peut vivre (très) sainement et aimer lescookies ! 🙂

Laisser un commentaire