Pourquoi méditer quand tout va bien ? 

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Méditation rime avec ne-pas-péter-les-plombs. C’est la remarque que je me suis faite hier matin alors que je dépoussiérais mon coussin. Il n’a pas assez servi récemment…

Quand j’ai commencé ce blog, je travaillais à temps partiel et consacrais beaucoup de temps à ma pratique spirituelle et de bien-être. Depuis, pas mal de choses ont changé dans ma vie. Côté pro, je travaille davantage et ce changement de carrière a modifié mon rythme de vie – nettement plus de fatigue. Mes loisirs s’en ressentent aussi avec des lectures qui relèvent plus du développement professionnel que personnel ou un non-renouvellement de l’abonnement au cours de yoga.

Je dis souvent que lorsque ça ne va pas il est important de prendre soin de soi. De dormir, bien s’alimenter, bouger et de ne surtout pas céder à la tentation de l’évitement (s’abrutir devant la télé, se nourrir de chips et de tequila). Car rester sur les bons rails, physiques comme émotionnels, permet de surmonter bien des soucis.

Mais on oublie de prendre soin de soi quand ça va. Dans les périodes calmes, quand il y a de l’amour et du travail, que le soleil brille et le moral aussi. La méditation par exemple ne paraît pas indispensable… puisque ça va. On peut la sauter quelques jours, ou sécher le yoga, oublier la gratitude… puisque ça va.

J’en ai fait l’expérience. Depuis qu’il vit avec moi, je préfère lire des bouquins lovée sur le canapé contre mon mari plutôt que partir méditer dans la chambre. Ne parlons même pas des salutations au soleil à 8 heures le dimanche matin, elles sont un lointain souvenir. Et les déjeuners d’affaires ont pris le créneau yoga du midi. J’ai beau continuer à manger du quinoa et me réjouir quotidiennement, la pente est glissante.

Cela ne me pose pas de problème moral mais je sais… Je sais que je serais plus sereine et dans mon axe si je refaisais de la place à ce qui me fait du bien. Plus à même de réagir positivement aux stress extérieurs. Plus capable d’empathie et d’écoute dans mes relations aux autres. Moins en recherche de contrôle sur moi-même.

Chez moi c’est donc Coeur Corps Tête le retour.

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