Quand le corps dit « pause »

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Depuis hier je suis malade. Rien de bien grave : un mal de gorge, de grosses courbatures de fièvre et une envie furieuse de me mettre sous la couette avec des DVD. Sauf que mars est là, il fait beau dehors et je suis même sortie en pull. La simili angine est décalée voire ridicule.

Evidemment, ce n’est pas une angine, c’est un panneau « stop ». J’ai pas mal travaillé depuis 10 jours et pris moins soin de moi. Quelques couchers tardifs, quelques journées sans me poser, et je ne suis plus « alignée ».

 

Je pourrais culpabiliser. J’ai des amies qui bossent énormément, qui ont des journées dont je serais incapable. Et d’ailleurs je me soucie pour elles régulièrement. Je leur souhaite de tenir bon, ou de lâcher doucement, le moment venu, pour tenter un rythme différent. Moi je ne peux pas faire ça, je ne le sais pas et je ne le veux plus.

Lycéenne et étudiante j’avais habitué mon corps à décroître sa dose de sommeil nécessaire petit à petit. Il y a quelques années, quelques mois encore, je ne cloisonnais rien, je donnais trop de moi à n’importe quoi.

 

Puis des choses ont changé, la maladie est passée par là, et j’ai évolué. Aujourd’hui mon absolue priorité est d’aller bien. Je souris en l’écrivant car j’ai conscience d’une chance énorme. C’est un luxe, me dirait-on. Non, c’est un choix, pas évident, osé et assumé. Je ne suis pas une petite nature, je suis quelqu’un qui a compris où était sa force et comment l’entretenir.

Il n’y a rien de plus important pour moi que d’ « être bien », un esprit sain dans un corps sain, un cœur léger dans un corps épanoui. C’est un énorme changement de perspective et qui nécessite des ajustements constants – et passionnants.

 

Je repense mon rapport au travail, qui était déjà bien éloigné du salariat à temps complet dans le privé : je suis élue politique (compter un mi-temps) et consultante indépendante (compter un mi-temps quand il y a du boulot). Je repense les lignes autrefois inexistantes entre le temps travaillé, le temps pour mes proches, le temps pour moi.

J’expérimente en matière d’alimentation, de traitements alternatifs préventifs ou curatifs. Je repense et j’expérimente en matière de relations humaines.

J’ai tout sauf la vie que j’imaginais quand j’avais quinze ans, et c’est un constat très neutre, ni positif ni négatif.

 

Je remarque surtout que je suis l’une des personnes les plus heureuses que je connais. Le « malgré x, y ou z » ne fait pas le poids. Good tries, though.

 

Bref, je suis malade, ça veut dire pause et je suis bien contente que mon corps me parle et d’avoir appris à l’écouter. Ce week-end je vais écrire, pour ici et pour ailleurs, préparer des parfaites to-do lists pour une semaine organisée et efficace, aller voir Lego Adventures et m’offrir de longs moments pour yoga-ter et méditer matin et soir.

 

Bon week-end !

 

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