Questions / réponses sur la méditation

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Expliquer la méditation est à la fois très simple, comme l’est cette pratique, mais aussi très vaste, car il y a beaucoup à dire… Il y a aussi et avant tout beaucoup à vivre, à expérimenter soi-même, et ces questions/réponses valent surtout en tant qu’incitation à essayer de méditer, ou à continuer.

 

C’est quoi exactement « méditer » ?

Méditer c’est s’asseoir. Je crois qu’avant tout la méditation est une manière d’être au monde, une quasi déclaration. J’arrête mes activités, je coupe toute distraction, je m’assieds en silence et je suis présente à l’instant. J’ai conscience de ma respiration, donc de ma vie, mais aussi des sons autour de moi, du monde que j’habite. Au calme, j’observe mes pensées sans me laisser distraire et en revenant toujours à la conscience de l’instant.

Méditer c’est s’asseoir et observer ce qui se passe à l’intérieur.

 

De quoi a-t-on besoin et comment s’installe-t-on ?

Traditionnellement le méditant s’assied en tailleur sur un zafu, ce coussin rond, ou s’agenouille sur un banc de méditation. On peut s’asseoir à même le sol ou légèrement surélevé sur un petit coussin, de manière à ce que les genoux reposent au sol lorsque les jambes sont croisées en tailleur, afin de rendre la position confortable dans la durée. On peut également méditer assis sur une chaise, les pieds reposant sur un support pour que les jambes forment un angle droit au niveau des genoux. Ou méditer en position allongée, sur un support ferme comme un tapis de yoga, si cela ne créé pas d’endormissement.

L’essentiel est que le dos soit droit, pour que l’énergie circule bien et pour éviter la torpeur. La poitrine est ouverte, les épaules décontractées et basses. Les mains se posent sur les jambes, à plat ou tournées vers le ciel. Le plus important est de se sentir bien, pas de ressembler à un sage inspiré… ou au moine illustrant cet article !

 

Que faut-il faire ?

Une fois installé, on peut commencer par fermer les yeux et respirer en prenant conscience du va-et-vient du souffle. Il ne s’agit pas de modifier sa respiration mais simplement de ressentir chaque inspiration et chaque expiration. Lorsque l’on est calme, on peut alléger la concentration : rester conscient de la respiration mais de façon douce, entendre les bruits extérieurs éventuels mais sans chercher à les écouter et sans se laisser troubler. Lorsque des pensées surgissent (et elles surgiront!), il ne s’agit pas de les chasser à tout prix mais de les laisser s’évanouir et glisser comme elles sont apparues, sans partir avec.

A certains moments, on revient au souffle en réalisant que l’on était brièvement ailleurs. Un bruit, une pensée, une émotion, nous ont entraînés quelques instants. Ce n’est pas grave, il suffit de retourner à sa respiration. La méditation c’est cela : revenir à la conscience du souffle, à l’instant présent, encore et encore, avec patience, bienveillance, et une facilité qui viendra petit à petit.

 

Faut-il méditer souvent ?

Je pense qu’il faut méditer régulièrement et qu’il est préférable de méditer un petit peu chaque jour (si possible) plutôt qu’une longue durée une fois par semaine. Comme tout « exercice » la méditation se pratique dans la régularité pour être non pas « efficace » mais bénéfique et agréable.

On peut commencer par méditer 10 minutes au réveil le matin, ou le soir avant de se coucher. Si il vous est plus facile de prendre ce temps de solitude et de tranquillité dans la journée, c’est bien aussi. Coupez votre téléphone et mettez un réveil à sonner, cela évite de regarder sa montre sans cesse !

Pratiquée au quotidien, la méditation devient vite un moment que l’on chérit.

 

Ça apporte quoi de méditer ?

La méditation va au-delà d’une technique de relaxation, car elle est un travail sur l’esprit. Si il est indéniable qu’elle apporte du calme, de la sérénité et une forme de mieux-être, je crois surtout qu’elle permet d’appréhender la vie autrement. Pour moi, la méditation est une pratique spirituelle et existentielle. Méditer aide à savoir qui l’on est, au-delà de toute activité ou de chacune de nos identités sociales.

Par ailleurs, la méditation ne s’arrête pas au coussin et sa pratique devient une attitude que l’on emmène avec soi. Cultiver le calme et la concentration, être présent à l’autre et à nos activités avec attention et écoute, connaître ce qui suscite nos émotions et nos réactions… autant de manières d’être qui vont subtilement évoluer avec la pratique.

 

Faut-il pratiquer seul ou en groupe ?

Les deux ! A moins de vivre dans une communauté de méditants, on va nécessairement pratiquer seul chez soi. C’est ainsi que l’on découvre, que l’on prend ses marques et que la méditation va devenir une pratique régulière, quotidienne.

Si votre entourage compte d’autres méditants, vous aurez la chance de pouvoir échanger sur votre pratique. Il me semble que l’apport d’un groupe est précieux, par son soutien motivant, par la richesse des discussions que l’on peut y avoir – comme pour le simple plaisir d’être au milieu de personnes « comme soi » ! Avec Internet il est aujourd’hui très facile de trouver un centre ou un groupe près de chez soi si vous vivez en ville. Si cette proximité ou si le temps vous font défaut, des rencontres ponctuelles, quelques fois dans l’année, peuvent aussi permettre d’approfondir sa pratique de la méditation et de rencontrer occasionnellement des méditants.

Pour ma part, une rencontre tous les deux mois, lors d’un week-end d’échanges ou d’une retraite de quelques jours, suffisent à combler mon envie d’enseignements et de rencontres. Je n’aurais pas vraiment le temps d’aller méditer dans un groupe plus souvent, et je me sens bien dans ma pratique personnelle.

 

Comment en savoir plus ?

Demain je vous recommanderai trois livres sur la méditation !

Je trouve que lire sur la méditation donne envie de s’y mettre et permet, dans les périodes de moindre motivation, de retrouver ce qui nous a attiré en premier lieu vers cette pratique.

Sur Internet, des blogs, comme celui-ci et beaucoup d’autres, peuvent fournir de l’information et un espace où poser ses questions. De nombreux enseignements sont disponibles gratuitement sur les sites des associations de méditants, comme sur ceux des « maîtres » et permettent d’approfondir la pratique comme sa connaissance intellectuelle et spirituelle sur le sujet.

 

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