Ranger le passé dans le passé

Stacked Stones on Sand --- Image by © Tim McGuire/CORBIS

Il y a des passés qui nous suivent, et des histoires qui nous rongent. Parfois ces expériences sont achevées, elles appartiennent au passé mais nous poursuivent dans le présent : il peut s’agir de deuils pas faits, de mauvaises expériences pas digérées voire de réels traumatismes qui n’ont pas encore été résolus. 
Mais il arrive aussi que nous gardions auprès de nous, dans le présent, des relations ou des activités qui nous nuisent ou ne nous épanouissent pas. Qu’il s’agisse de situations distinctement toxiques ou simplement qui ne nous servent plus, il y a parfois un long chemin à parcourir pour s’en dégager. 

« Il y a une différence entre connaître le chemin et arpenter le chemin ». C’est une citation de Matrix, oui ! 

Quand on a un boulet au pied, selon le sens du vent il peut nous freiner franchement ou juste nous ralentir un peu, nous maintenir sur place… mais dans tous les cas on n’avance pas. 

Il est important de ranger le passé dans le passé. 
Et il faut le savoir mais aussi le vouloir. 

Laisser le passé derrière soi permet de vivre au présent. On allège son esprit en le libérant de ce qui n’est plus. 
Pour moi la méditation est le meilleur moyen de travailler cela : elle permet de s’ancrer dans l’instant présent, d’intégrer – y compris physiquement, en soi – qu’aujourd’hui, hier n’est plus et demain n’est pas encore. 
Avec de l’entraînement on parvient de mieux en mieux à vivre le jour présent – au lieu de se torturer pour ce qui n’est plus et de s’inquiéter pour ce qui n’est pas encore.

Laisser le passé derrière soi permet d’offrir une chance au futur. Pour que l’énergie circule, il faut de la place. Se débarrasser de ce qui nous retient permet d’attirer ce qui nous attend.
Parfois dans la vie on sent que les choses pourraient être tellement mieux que ce qu’elles sont. Je crois à cette réalité de l’intuition. Quand on ne sait pas comment atteindre un but, ou que ce but est indistinct, ça vaut le coup de seulement faire de la place, de mettre sa vie « en ordre » pour laisser à l’opportunité la possibilité de se présenter.

Une amie me demandait : et si le vide appelait le vide ? 
Je compris le sens de sa crainte : certes, sans ce travail nul ou ce compagnon inadéquat, je serais mieux… mais si rien ne vient à moi, si je reste « sans » ? 
Ne vaut-il pourtant pas mieux être sans le job qui nous déprime (si on a les moyens de survivre quelques temps) ou sans le fiancé qui rend malheureuse ? Je crois que si. 

Pour aller plus loin, je ne crois pas au vide qui appelle le vide et à la spirale de la désolation. On ne peut pas grandir et aller de l’avant tout en se débattant dans des situations bloquantes et bloquées. Au contraire, l’espace libre peut être rempli si l’on ose ouvrir les bras à un futur plus radieux. C’est une question de confiance, un peu en soi et surtout en l’avenir. 
D’après mon expérience, laisser tomber une relation insatisfaisante créé la place pour en vivre une beaucoup plus heureuse. Et interrompre un job aliénant pour se diriger vers une carrière en adéquation avec ses aspirations profondes est certes un risque à prendre, mais il en vaut mille fois la peine ! 

Alors que l’été est là et que vous êtes peut-être en vacances… ou l’avez été… ou allez l’être… cette période peut être propice à la réflexion et à l’introspection. Qu’est-ce-qui m’empêche d’avancer ? Qu’est-ce-qu’il y a dont je souhaiterais me passer ? Puis-je faire de la place dans mon esprit, dans mes activités, dans ma vie, avant que la rentrée n’arrive ? Vers quoi ai-je envie d’aller et comment est-ce-que je peux laisser à mes rêves la possibilité de se réaliser ? Comment est-ce-que j’ouvre en moi l’espace pour cela ? 

 

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