Réagir au stress et aux chocs

Réagir au stress et aux chocs

pleurs

La vie n’est pas tout à fait un long fleuve tranquille et le fait d’avancer soi-même paisiblement ne garantit pas un voyage sans soubresauts. Néanmoins, la bonne nouvelle, c’est que lorsque l’on médite, lorsqu’on a l’habitude de se centrer et d’être à l’écoute de soi-même, on parvient plus simplement à garder le cap.

Voilà ce que j’ai pu observer et ce que je peux conseiller quand « quelque chose arrive ».

Relativiser

Évidemment ce n’est pas toujours facile. Relativiser face à la maladie qui nous atteint nous ou un autre, en se disant qu’on est en vie, est un réel défi et choix d’espoir. Relativiser face à la mort d’un proche est là bien plus difficile, voire presque impossible. C’est peut-être dans les situations les plus dramatiques qu’une pratique de la gratitude permettra de garder au fond de soi un peu de joie, malgré le chagrin. Gratitude pour les moments partagés, gratitude pour les autres – ceux que l’on aime et qui sont toujours là.
Mais il n’y a pas que la mort… La vie offre aussi son lot de déceptions, de drames, d’épreuves et je crois que même dans ces moments-là on peut faire le choix de la joie. J’ai en tête une jeune femme qui se réveille tous les jours en s’asseyant dans son lit et en se réjouissant à voix haute d’être en vie, d’avoir un toit, une famille, et seulement ensuite elle se lève et offre sa première pensée à ses parents récemment décédés.
On peut le matin commencer par se réjouir de deux ou trois choses que l’on va faire dans la journée, et le soir avant de dormir se remémorer des moments plaisants. J’ai écrit un petit guide de la gratitude, je vous conseille d’adopter cette pratique très simple et révolutionnaire néanmoins tant elle améliore la façon dont on appréhende sa vie.

Verbaliser 

Face aux difficultés, il me semble important de trouver le moyen de les extérioriser, pour interrompre le flot de l’angoisse, du chagrin et des ruminations qui vont avec. L’angoisse est compréhensible, le chagrin est légitime et nécessaire, mais on peut cependant éviter de penser 100 fois exactement la même pensée, en boucle. Parler à quelqu’un permet de rompre le fonctionnement en circuit fermé : on cesse d’être un hamster qui court furieusement sur sa roue. On verbalise encore mieux par écrit, notamment parce que l’on se sent plus libre de laisser sortir et couler mes mots qui ne seront pas lus (déchirez et jetez vos feuilles noircies si vous ne voulez pas les conserver). Dans les situations intenses l’écriture devient vite automatique et on arrive ainsi – avec un peu d’entraînement- à mieux discerner ce qui nous fait mal dans ce qui nous fait mal ou ce qui nous soucie dans ce qui nous soucie. C’est important de ne pas rester seul avec ses tracas et de chercher vers qui se tourner (famille, amis, soutien professionnel). Si l’on n’a momentanément personne avec qui partager, ou si le stress est chronique et qu’il faut le soulager au quotidien, écrire est une étape qui soulage beaucoup, aide à clarifier sert d’exutoire : il faut faire sortir les mots et les maux.

Se cadrer 

Prendre soin de soi est une vraie discipline. C’est un choix qui exige de la régularité. J’ai pour ma part pas mal de routines, et vous aussi certainement – même si vous les appelez vos habitudes. On m’a appris que lorsque l’on traverse des périodes difficiles, il est très bénéfique d’adopter un programme régulier. Tout d’abord parce que cela rassure : on se libère de la prise de décisions impossibles quant au fait de se lever, de se nourrir (et de quoi), de sortir. On fixe un programme et on s’y tient. Par ailleurs, si ledit programme est équilibré, on se fait du bien et cela aide à traverser les épreuves. Pas besoin de rajouter de la fatigue à l’épuisement, ou de déséquilibrer son corps en mangeant mal.
Une amie m’avait expliqué qu’elle avait adopté un programme ultra précis et ultra sain pour s’aider à guérir d’une rupture douloureuse. Tous les matins elle se levait à 5h (puisqu’elle ne dormait plus, autant ne pas s’énerver sur son insomnie), allait marcher, prenait un petit-déjeuner équilibré, partait travailler en ayant prévu où et avec qui déjeuner, faisait du sport en rentrant le soir, et cuisinait un repas qui était le point d’orgue de sa journée avant de prendre un bain et de lire au lit. Elle était malheureuse comme tout mais en quelques semaines elle s’était sentie plus en forme que jamais et petit-à-petit avait tourné la page. J’avais trouvé cela très inspirant – malgré le lever à 5 heures…

Prévoyez vos menus de la semaine, cuisinez des légumes et des repas sains, offrez-vous des balades mais ne passez pas vos journées à dévorer de la junk food et vos nuits devant la télé : vous vous feriez plus de mal que de bien. Parce qu’elle est difficile, la situation présente exige que vous soyez en forme. Il n’y a personne d’autre que vous qui puissiez prendre soin de vous pour aller mieux.

Se soigner 

La France est championne de la prescription de psychotropes. Et je pense que les anxiolytiques et les antidépresseurs font le bonheur des laboratoires pharmaceutiques plus que celui des personnes en proie au stress.
Petite anecdote perso… J’ai toujours eu un peu le trac avant de parler en public. Quand j’étais adolescente, on m’avait donné des bêta-bloquants à prendre avant un exposé ou un oral. Effectivement ça calmait le coeur qui tambourine dans la poitrine. Mais ça me laissait la gorge sèche et ça devait certainement ralentir aussi un peu mes performances intellectuelles. Ca c’est le premier effet négatif. Le second c’est qu’au lycée il m’avait vite été suggéré de ne prendre qu’une demi-dose et de garder l’autre moitié du comprimé pour le prendre en soirée, avec de l’alcool. Je ne l’ai pas fait… parce que j’avais vraiment le trac avant mes oraux et que j’avais besoin du comprimé en entier. Sinon j’aurais goûté à ce qui se passe quand on met des drogues légales entre les mains des (grands) enfants : alcool + psychotropes = polyconsommation adolescente.

Il y a quelques années j’ai découvert le Rescue, qui est un remède naturel contre le stress. Lorsque certaines interventions en public me stressent (à l’étranger par exemple ou devant vraiment beaucoup de monde) je prends une pastille de Rescue : ça calme réellement et sans aucun effet secondaire. On peut l’utiliser dans toutes les situations d’urgence et de stress. Une réunion hostile, un déjeuner qui vous angoisse, la peur de l’avion, ou la difficulté à faire face à des émotions douloureuses. Quand on se sent submergé par le chagrin, l’angoisse. J’en ai toujours avec moi quand je voyage ou au cas où dans certaines situations professionnelles ou familiales. Chaque personne à qui je l’ai recommandé l’a adopté et on le trouve très facilement désormais en pharmacie ou en magasin biologique.

L’autre grand allié des stress et des traumatismes, je l’évoquais ici, c’est l’Arnica 9CH. Il est généralement prescrit pour les petites blessures, les bleus, les bosses. C’est un indispensable de la trousse à bobos des parents – ou des personnes maladroites. Si comme moi vous vous cognez partout, voilà de quoi éviter les gros bleus sur les tibias ! Mais l’Arnica fonctionne également très bien pour les chocs émotionnels – 5 granules à laisser fondre sous la langue et à renouveler une heure après ou quand le besoin s’en fait sentir.
Quand ça ne va pas, Rescue et Arnica sont deux alliés que je vous encourage vraiment à essayer.

Pardonner

Je crois que dans chaque situation il y a une place pour du pardon et l’opportunité de se libérer en faisant ce choix. Si si… Si vous méditez, peut-être avez-vous déjà pratiqué des méditations de la bienveillance, au cours desquelles on répète des matras ou bien on visualise positivement des personnes qui nous sont chères mais aussi des personnes avec qui nos rapports sont difficiles. C’est une pratique apaisante, pour soi, mais je crois aussi qu’elle est génératrice d’amour à un niveau énergétique qui nous dépasse.

Il y a ce collègue insupportable, la maladie qui effraie terriblement, une personne pour qui on s‘inquiète éperdument, quelqu’un qui nous a nui, à nous ou à un proche. La haine, la peur et la rancoeur n’aident pas. Elles ferment et font mal, elles rendent toute situation encore plus difficile et douloureuse. Mais si on parvient à solliciter en soi une toute petite étincelle de pardon et d’amour, alors là on est armé, c’est-à-dire équipé. Equipé pour avancer à travers la crise, équipé pour trouver des solutions créatives pour soi comme peut-être pour les autres. Ou en cas d’impuissance apparente, à même de se demander : qu’est-ce-que je peux faire, en moi ? Si je ne peux pas agir extérieurement, si je ne peux pas résoudre actuellement cette difficulté, qu’y a-t-il que je puisse pardonner – accepter – adoucir ? Quelle est la part de grâce que je peux amener dans cette situation ?

Oui on touche à l’ultra – intime. Certains méditent, d’autres prient, ou les deux. Parfois on est loin de ces spiritualités mais on a des réflexions ou des manières de vivre qui amènent aux mêmes démarches. A la capacité de grandir à travers tout ce que l’on traverse.

Ce n’est pas seulement avec du sommeil, des légumes et de la gratitude que l’on « s’en sort », me direz-vous. C’est vrai. Parfois il est nécessaire de se soigner. Et si vous êtes en proie avec la dépression, si vous avez déjà songer à vous blesser, ou si la vie semble trop insupportable, alors ne vous arrêtez pas à ce blog et à mes conseils. Allez consulter un médecin ou contactez un professionnel en cas de crise. Des médicaments peuvent s’avérer nécessaires, et un accompagnement aussi – surtout. Il n’est jamais trop tard. Le suicide récent de Robin Williams a permis de rappeler que la dépression est une maladie, et que l’on ne s’en sort pas toujours et certainement pas tout seul. Demandez de l’aide. S’il vous plaît.

Merci de partager cet article parce que l’on connaît tous quelqu’un à qui ces mots peuvent faire du bien.

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