Ski, présence et zen

montagne

Je viens de terminer une semaine à la montagne, au calme (relatif) d’une station de sports d’hiver. L’air était pur, sans une seule voiture en vue. Par la fenêtre, la neige était immaculée, tout était blanc, hormis les tenues bariolées des skieurs sur les pistes.

 

J’ai beaucoup travaillé, et ne suis quasiment pas allée sur les réseaux sociaux, à peine plus que le minimum requis par mes activités professionnelles. L’avantage d’être free-lance est que l’on peut, parfois, travailler de n’importe où : mes « chantiers » en cours ont été gérés par mail et téléphone et l’ordinateur a pu profiter des terrasses en bas des pistes 🙂

 

J’ai skié, un tout petit peu, pour découvrir avec plaisir que ce sport non plus ne s’oublie pas en quelques années. J’ai réalisé que le ski peut être une activité méditative, s’exerçant en conscience. Dès que je pensais un peu à autre chose, mon équilibre était moins bon, je devais ralentir, je risquais davantage de me faire emboutir par l’un des jeunes surfeurs dévalant les pistes et les bosses. A l’opposé, absorbée par ma trajectoire et les sensations, j’ai pris plus qu’auparavant plaisir aux descentes, profitant en plus du sentiment de grand calme qui naît de toute activité exercée « en présence ».

 

La présence est indéniablement une découverte qui transforme ma vie. Cette capacité de passer en off le flux mental, le déferlement de pensées, et d’être là à l’instant présent.

Cela passe notamment pour moi, consciemment, par un autre rapport au téléphone portable, aux sollicitations incessantes et au multi-tasking. Je ne regarde plus mes mails quand je déjeune ou parle avec quelqu’un, je ne tente plus de m’occuper de mon fils tout en travaillant, je n’élabore plus de listes de tâches tout en discutant au téléphone. Autant que possible je me consacre entièrement à chaque activité, ce qui m’amène à les effectuer de façon plus brève, plus concentrée, plus active.

 

Inconsciemment, je remarque petit à petit que mon esprit se transforme. Je rumine moins, il m’arrive moins souvent de partir dans ces enchaînements absurdes de pensées que l’on connaît tous et je réalise que je suis plus attentive à ce que je fais ou aux autres.

 

J’écris cet article dans le train. Un train en panne depuis plus d’une heure trente, pour une durée indéterminée. Autour de moi, les voisins de TGV râlent et rouspètent, avec l’inquiétude légitime de correspondances qui ne seront pas atteintes, ou la seule exaspération que « ça » n’avance pas comme ça le devrait. Je suis d’une placidité totale, peut-être parce que mon ordinateur n’est pas encore à plat et que la 3G passe, certes. Plus probablement parce que mon fils joue, indifférent à l’ « avarie électrique », parce que l’on a deux gourdes d’eau et un pique-nique tout bio dans le sac. Quelques heures de plus pour lesquelles je ne peux rien, hormis décider de ne pas les passer à ronchonner mais à bouquiner, méditer, repenser aux souvenirs jolis de la montagne et de la semaine écoulée.

 

J’ai un projet d’ebook sur lequel avancer aussi…

 

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