Trop et pas assez de temps

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Pendant quelques temps j’avais décroché de ma pratique quotidienne de la gratitude et de ce moment que je prenais le soir avant de dormir pour revenir sur la journée écoulée. Par manque de temps et d’envie principalement. Il est vrai que les heures ne s’étirent pas à l’infini et qu’entre yoga, méditation, cuisine saine, etc… parfois on ne peut tout faire.
Mais récemment j’entendais « si tu fais passer ta pratique spirituelle d’abord, tu trouveras le temps pour tout le reste« . Et c’est vrai. En ce moment je suis frustrée parce que les journées sont trop brèves pour tout ce que je voudrais faire. Et je suis impatiente car elles ne s’enchaînent par ailleurs pas assez vite et que des échéances attendues me paraissent ne jamais se rapprocher. Bref, mon rapport au temps s’est comme déréglé, et avant de me ré-approprier le temps j’ai décidé de me réconcilier avec lui.

J’ai donc repris la pratique de gratitude matin ET soir, pour commencer la journée réjouie et la terminer ainsi également. Le matin je me réjouis de choses souvent génériques, mais aussi d’un ou deux moments à venir dans la journée, puis le soir je remarque ce qui s’est produit de bien en plus. L’inattendu, le truc supposé pénible qui s’est avéré passable ou le vrai moment de grâce.
Ca fonctionne ! Mon impatience se régule parce que je savoure mieux le présent au lieu de stocker de la joie pour des moments futurs.

Quant aux journées remplies à la limite du débordement, là c’est la compassion qui fonctionne. Je regarde honnêtement l’agenda et je choisis ce qui est le plus utile. Quand la procrastination devient la réponse à l’angoisse de ne pas pouvoir tout faire et donc de ne pas décider quoi faire,  je m’oblige à sélectionner une tâche : qu’est-ce-qui serait le plus opportun là (sous-entendu : pour ne pas trop se mettre dans la mouise avec les délais et le reste du monde) ? C’est laborieux mais petit-à-petit je parviens à être plus cool avec moi-même.

C’est toute la difficulté d’être censée être zen. Je rouspétais mentalement hier en me demandant : j’ai l’air de quoi si je m’énerve, si je confesse impatience et irritabilité ? J’écris ceci en sachant qu’être un humain normal c’est bien aussi. On enseigne mieux ce que l’on apprend et ce à quoi on se confronte. La gratitude fonctionne bien alors que je m’efforce de ne pas être insatisfaite en ce moment. C’est bien de mettre à l’épreuve ce que l’on prêche…

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