Comment vaincre le stress et les angoisses

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Je réponds aujourd’hui à une question reçue, dans laquelle on est beaucoup à pouvoir se reconnaître je pense.
J’anticipe une situation à venir, je stresse, je m’angoisse, j’en fais tout un monde quand je sais que je ne devrais pas. Mais je ne sais pas comment éviter cela.

Comment vaincre le stress et sortir de la spirale de l’angoisse

Quand on sait que l’avenir proche nous réserve des soucis, on subit parfois un effet boule de neige : chaque jour qui passe la raison de notre inquiétude s’amplifie et notre angoisse avec. On a beau le savoir, pas facile d’en sortir.. Il y a pourtant des actions simples à mettre en œuvre.

Calmer son esprit

Dans votre tête, c’est comme un hamster sur sa roue : les pensées s’enchaînent, et deviennent obsédantes. Êtes-vous capable de faire une pause et de remarquer que ce sont toujours les quelques mêmes idées qui reviennent en boucle ? Imaginez-vous appuyant réellement sur stop et demandez-vous « est-il vraiment utile de penser à nouveau cette exacte même pensée pour la quinzième fois de la journée ? ». A partir de là, vous pouvez marquer des pauses, par exemple en méditant. La méditation est un entraînement de l’esprit : lorsque l’on se concentre sur son souffle on interrompt le flux de pensées pour revenir à soi-même. Ce n’est pas évident au début mais la pratique consiste justement à persévérer et revenir à la respiration, à chaque fois que l’on constate avoir dévié dans ses pensées. Méditer (ou pratiquer une autre forme d’ancrage dans l’instant présent) vous permettra de stopper l’engrenage mental qui devient rapidement épuisant et s’entretient lui-même. Si vous n’en avez pas l’habitude, voici la méditation la plus simple et rapidement efficace pour se calmer.

Être irrationnel/le

Oui, oui 🙂 Être irrationnel/le pour redevenir rationnel/le, plus exactement. Puisque vous êtes dans l’angoisse, allons jusqu’au bout pour constater qu’au fond, le scénario catastrophe est loin. De quoi avez-vous peur exactement ? Qu’est-ce-qui pourrait se produire de si catastrophique ? Je prends souvent l’exemple d’une jeune femme ayant peur de ne pas trouver de travail, et pour qui cette angoisse est obsédante. En allant plus loin, elle réalise craindre de finir par épuiser ses économies si elle est sans emploi, puis de ne plus pouvoir payer son loyer. L’angoisse ultime (basculer dans la misère, vivre dans la rue, etc) est pourtant très loin de sa situation actuelle : elle est jeune diplômée, a le temps de « voir venir », pourrait compter sur le soutien de sa famille voire de ses amis en cas de crise réelle. Le scénario catastrophe est infondé. En le réalisant, elle peut libérer de l’espace en elle pour se consacrer au vrai enjeu : oser se lancer dans la recherche d’un emploi, ce qui n’est certes pas évident ni paisible, mais néanmoins pas aussi terrible qu’un cerveau paniqué peut le croire.
Déroulez le fil de votre inquiétude et constatez que ça ne pourra pas être si terrible que ça : la situation redoutée est entourée de garde-fous.

Trouver des solutions concrètes

Qu’est-ce-qui peut apaiser votre angoisse ? En parler à quelqu’un de proche qui pourra vous offrir son aide (vous aider à accomplir une tâche, vous accompagner quelque part), anticiper la réalité concrète de ce qui vous attend (faire des recherches avant un évènement source de stress pour prévoir au maximum le cadre qui vous attend)… Les aspects pratiques et matériels d’une situation sont souvent emmêlés avec les aspects émotionnels – régler les premiers apaise les seconds.
Ce qui nous fait peur c’est bien souvent l’inconnu et tout ce que l’on fantasme autour. En vous préparant à le confronter,  vous commencez déjà à réduire l’inquiétude : vous remplacez la peur tétanisante par l’action. Si vous êtes entouré/e pour le faire c’est encore mieux : le soutien émotionnel rend plus fort/e et il n’est pas toujours nécessaire de dévoiler toute sa vie pour demander un coup de pouce… nos proches sont souvent heureux de nous venir en aide sans forcément connaître les détails de ce qui nous stresse. Si vous êtes pudique, si vous vous sentez un peu bête comme cela arrive dans ce genre de situations, faites quand-même un pas vers vos proches en gardant pour vous ce que vous ne souhaitez pas raconter (ps : non vous n’êtes pas bête ! 🙂 ).

Faire preuve de bienveillance envers soi-même

C’est essentiel ! Vous avez le droit d’éprouver du stress et de l’angoisse. Vous blâmez pour cela n’arrangera rien. En revanche, accueillir vos émotions, les nommer (« je ressens du stress » est ainsi très différent de « je suis stressée ») est une étape indispensable pour vivre avec. Si vous ne pouvez pas supprimer votre peur vous pouvez faire un bout de chemin avec elle : emmenez-la avec vous, acceptez-la, et faites quand-même ce que vous avez à faire !
On nous apprend qu’il faudrait éviter et fuir les émotions désagréables, alors qu’on peut cohabiter avec elles : les hormones sécrétées par la peur, comme lors d’un moment de trac, peuvent aussi être un moteur énergétique.
Rassemblez tout ce que vous êtes, tout ce que vous avez, et allez-y : le monde a besoin de la personne unique que vous êtes !

Et vous ?

Y a-t-il d’autres outils dans votre trousse personnelle anti-stress ? Comment faites-vous dans les situations angoissantes ? Partagez vos réponses ici ! Des lectrices les attendent avec intérêt, et moi aussi !

 

 

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