Vipassana, c’est quoi ?

bouddha-bagan

Partie hier pour ma troisième retraite de méditation vipassana, j’ai prévu pour cette semaine des billets consacrés à la méditation.  Je commence aujourd’hui par expliquer ce qu’est cette « vipassana »…

 

Vipassana signifie « voir en profondeur ou « vision pénétrante ». Dans la pratique de méditation vipassana, on ne cherche donc pas à évacuer des pensées ou à vider son esprit, mais à observer ce dernier de manière précise et détachée. Face à des pensées ou à des émotions, il va s’agir de les contempler, sans se laisser emporter par elles, mais sans pour autant chercher à les faire disparaître.

La pratique vipassana, comme toute autre forme de méditation, cultive ce qu’on appelle la présence, c’est-à-dire l’ancrage dans l’instant présent, ce fait extrêmement rare en réalité de la non-dispersion de la conscience dans un mental trouble.

 

Vous avez peut-être déjà pratiqué des méditations guidées, en écoutant un enregistrement audio ou en présence d’un enseignant. En méditant ainsi, on observe parfois que l’on s’est perdu dans ses pensées ; et c’est au moment où l’on revient à l’écoute de la méditation qui nous est proposée qu’on le réalise. Cette prise de conscience, c’est la présence : c’est parce que je suis là, présente à l’instant, que je peux réaliser que j’étais ailleurs il y a quelques moments.

Le même phénomène se remarque lorsque l’on pratique des méditations dites avec support, portant notre attention sur notre souffle ou sur la flamme d’une bougie. La conscience s’échappe, souvent, et c’est bien pour cela que l’on dit que la méditation n’est pas un but mais une pratique, celle de constamment revenir à l’état présent car aucun de nous n’échappe à ces dispersions de l’esprit.

 

La méditation vipassana a ceci de particulier qu’elle prend l’esprit comme support. Elle est l’une des plus anciennes techniques de méditation de l’Inde, enseignée notamment par le Bouddha Gautama dans le but de guérir l’homme de ses souffrances.

Voir les choses telles qu’elles sont vraiment, c’est s’observer et se transformer soi-même. En portant notre attention sur les sensations physiques de notre corps, sur nos pensées, sur nos émotions, nous prenons conscience de nos conditionnements, nous gagnons en lucidité.

 

Pour aller plus loin, je vous propose de découvrir le texte « Aux sources du vipassana », sur le site de l’association parisienne Terre d’Éveil que je fréquente régulièrement.

 

 

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